Entendu À Table: Étape 13

 

Vendredi 28 avril - Salon-de-Provence - Case à Palabres

 

La ville: Salon-de-Provence est située dans les Bouches-du-Rhône à 50km de Marseille. Le Château de l'Empéri surplombe la ville depuis le IXème siècle et a vu défilé de nombreux habitants attirés par le ciel. Résidence de Nostradamus au XVIème siècle, Salon héberge aujourd'hui la Patrouille de France, pilotes que nous voyons au dessus des Champs-Elysées le 14 juillet. 
Les convives:  2 gardiens de musée, 1 ergothérapeuthe, 1 aide-soignante, 1 entrepreneur, 1 kiné, 1 ingénieur informatique, 1 médecin urgentiste / entrepreneure et 1 restaurateur   

 
 

Création d'insécurité

A: Est-ce que je la sens l'insécurité? Non pas spécialement. Non honnêtement on vit en France, c’est le paradis. On est à Salon il faut pas déconner.

B: Oui je suis d’accord, mais nous on peut la crée d’une certaine manière aussi, l’insécurité, chacun peut la créer aussi. Si on pose un certain regard sur le monde, un regard intempestif. On le voit dans les tribunaux: “il m’a regardé de travers, je l’ai tué monsieur le juge”. Voyez, les faits divers le disent.


Rythme dangereux ou deal honnête?

A: Je pense à une barque qui récupère des naufragés: 10 ça passe, 30 ça passe, 50 ça passe, 51 ça coule. Je ne crois pas que ce soit un problème de moyens physiques pour accueillir les réfugiés mais plutôt d’énergies. C’est un problème tout simplement humain. On peut avancer en prenant goût à la découverte. Mais il faut aller doucement, doucement, doucement. C’est une question de temps, de recul, du rythme de chacun.

B: Moi je vais encore regarder mon nombril: je suis un immigré. Je pense que j’ai plus apporté à la France que je ne lui ai fait de tort.  La France m’a énormément apporté. On a eu des échanges tout à fait honnêtes avec la France, elle m’a apporté, je lui ai apporté. Je pense que c’est la situation de 90% des immigrés.